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> Le chat en présence de l'homme a t-il évolué vers un régime alimentaire "Omnivore" ?


Le chat à l'instar de tous les carnivores à une ouverture de bouche large par rapport à la dimension de sa tête. Le muscle principal utilisé pour l'exploitation de sa mâchoire et le muscle temporal contrairement aux herbivores ou omnivores qui ont un muscle temporal petit et d'une importance mineure. 

Ces dents sont celles d'un carnivore trop espacées pour piéger les débris fibreux. Incisives courtes et pointues, canines allongées comme des poignards, molaires aplaties et triangulaires avec des bords dentelées. Sa salive ne contient pas d'enzymes digestives. En mangeant, le chat se gave rapidement sans mâcher sa nourriture car les carnivores n'ont pas besoin de mélanger leur nourriture avec leur salive. Ils ont juste besoin de mordre des morceaux de viande et de les avaler en entier. 

Les chats ont un estomac simple, de grande capacité. Le volume de son estomac représente 60% de sa capacité digestive. La viande est relativement facile a digérer donc leur intestin grêle est très court, environ 3 fois la longueur du corps (11 fois chez l'homme, plus de 12 fois chez les herbivores). Son colon mesure environ 35 cm, ses seuls objectifs sont l'absorption de sel et d'eau (+de 70% de besoin en eau par jour). Il est approximativement de même diamètre que l'intestin grêle et, par conséquent, a la capacité de fonctionnement limitée d'un réservoir. 

Le PH de son estomac se situe entre 1 et 2 ( PH entre 4 et 5 chez l'homme et les herbivores). Ce PH très acide lui facilite la décomposition des protéines de la viande et tue les bactéries dangereuses possibles dans la chair de ses proies. 

Pour finir, on peut noter en vrac, ses griffes rétractiles acérées, la faible quantité d'amylase secrétée par son suc pancréatique, son foie qui contrairement aux omnivores et herbivores peut détoxifier la vitamine A, ses urines très concentrées. Toutes ces caractéristiques typiques du carnivore démontrent belle et bien que le chat a été, est et restera probablement encore longtemps un carnivore strict et que contrairement à ce que prétendent certains (industries pet food & vétérinaires), point d'adaptation physiologique au régime omnivore riche en hydrate de carbone de l'homme. 

Enfin, il est évident que si l'on relâche un chat dans un champ de maïs, il s'attaquera sans hésiter aux rongeurs qui s'y trouvent et ne causera aucun dommage à la récolte de maïs.