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> Gestion de la douleur // Toxicité des médicaments - Dangers de l'automédication // Vaccination du chat, identification... N’oubliez pas les visites chez le vétérinaire !

Naissance de la douleur :



  • Les mécanismes classiques de transmission de la douleur sont sensiblement les mêmes au sein des différentes espèces. Ainsi, on peut penser qu’une affection douloureuse pour l’homme le sera pour l’animal.
  • Il peut arriver également que des structures nerveuses soient directement impliquées par des phénomènes inflammatoires ou traumatiques. Ces douleurs sont qualifiées de neurogènes, et répondent assez mal aux traitements classiques.


Pourquoi traiter la douleur :


La douleur peut entraîner des perturbations physiologiques. Des processus de cicatrisation peuvent être retardés et des risques d’infection amplifiés.
Lors de certaines pathologies, le rétablissement passe par une reprise rapide d’exercices, qui sera impossible si la douleur persiste.
Il ne faut pas oublier également que la douleur influe sur le comportement de l’animal (agressivité, retrait…)
La participation du propriétaire à la prévention de la douleur et à sa prise en charge est indispensable. Elle nécessite une bonne connaissance des signes annonciateurs de douleur.




Reconnaître la douleur :


La reconnaissance doit permettre le dépistage, l’évaluation de l’intensité  et la mise en place de traitements adaptés.

Étant donné l’incapacité de l’animal de communiquer ces informations, l’évaluation doit se faire par le propriétaire ou l’équipe soignante.
Les modifications comportementales sont les plus couramment utilisées.
Il faut bien distinguer qu’il existe de réelles différences de comportement vis-à-vis de la douleur entre le chat et le chien, et entre les races au sein d’une même espèce. Certains sont très démonstratifs (petits chiens) d’autres plus stoïques (chien rustique).
Des modifications physiologiques (fréquence cardiaque, respiratoire) peuvent être prises pour évaluer la douleur. Seule l’équipe soignante sera à même de les apprécier.




Traitement de la douleur :


Comme chez l’homme, la réponse est proportionnelle à l’intensité de la douleur:


  • Premier palier : douleurs légères. Utilisation d’antalgiques sous contrôle vétérinaire uniquement (certains médicaments couramment utilisés chez l’homme sont gravement toxiques chez l’animal. Ex : Doliprane)
  • Second palier : anti-inflammatoires non stéroïdiens. Peuvent en revanche entraîner des effets secondaires. Il est donc indispensable qu’ils soient administrés sous surveillance médicale. Certains d’entre eux peuvent être administrés en continu sur des affections chroniques comme l’arthrose.
  • Troisième palier :  Douleur sévère. On utilise alors de la morphine ou des dérivés de celle-ci. Usage strictement contrôlé et réglementé.


Les durées d’administration vont varier selon les causes, et selon les cas, plusieurs antalgiques complémentaires pourront être associés.
Les propriétaires doivent être impérativement impliqués pour évaluer l’efficacité du traitement, respecter la prise des médicaments et rendre compte au vétérinaire de ses observations.
En plus des médicaments, une grande attention portée aux animaux souffrants permettra d’améliorer le bien-être psychologique de l’animal.




Conclusion :


La prise en charge de la douleur est devenue une préoccupation collective nécessitant une collaboration étroite entre le propriétaire et l’équipe soignante.
Elle fait partie intégrante des soins apportés à votre compagnon. 

Elle a pour but d’améliorer toujours la qualité des soins et le confort de vie de l’animal.



Toxicité des médicaments - Dangers de l'automédication.




1. Le médicament : ami ou ennemi ?


Les médicaments sont conçus pour lutter contre des maladies ou des symptômes, et de ce fait ils nous rendent de grands services, mais c’est justement parce qu’ils ont des effets sur l’organisme qu’ils peuvent avoir des effets secondaires indésirables et parfois dangereux. Les effets des médicaments peuvent différer d’une espèce à l’autre, ainsi des médicaments sans danger pour l’homme peuvent être très nocifs pour les animaux.

Le chat est particulièrement sensible à la toxicité potentielle de certains médicaments, car son foie métabolise moins bien les médicaments que celui de l’homme ou du chien. Les reins du chat sont également plus fragiles et donc plus sensibles aux médicaments qui peuvent avoir une toxicité rénale.




2. Le paracétamol (doliprane, advil et autre...)


Il vous est peut-être arrivé de donner du paracétamol à votre chien, en dépannage, pour soulager une fièvre ou une douleur. Vous n’avez pas pris un gros risque à condition d’avoir adapté la dose à son poids. En revanche, vous ne devez jamais donner de paracétamol à un chat. Cette molécule est très toxique dans cette espèce, où elle provoque une hépatite et une oxydation de l’hémoglobine qui ne peut plus assurer le transport de l’oxygène dans le sang, d’où la mort de l’animal.

Le paracétamol peut donc être utilisé ponctuellement chez le chien, sur avis d’un vétérinaire, mais il est à proscrire chez le chat.




3. L’acide acétylsalicylique (aspirine)


Les effets secondaires de l’acide acétylsalicylique sont les mêmes chez les animaux que chez l’homme. Il s’agit principalement d’un effet anticoagulant et la formation d’ulcères de l’estomac.

L’acide acétylsalicylique est parfois prescrit à des chats souffrant d’insuffisance cardiaque, à faibles doses, pour empêcher la formation de caillots dans les artères. Mais en aucun cas vous ne devez donner de l’acide acétylsalicylique à votre chien ou à votre chat sans avis vétérinaire.




4. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens


Des anti-inflammatoires courants, comme l’ibuprofène par exemple, peuvent être dangereux chez des individus fragiles, tels que les chats ou les vieux chiens. Ils peuvent provoquer ou aggraver une insuffisance rénale et des lésions de l’estomac.

Pour les animaux qui nécessitent des traitements anti-inflammatoires de plusieurs jours, il existe des spécialités vétérinaires mieux supportées par les chiens et chats. Et surtout votre vétérinaire connaît les contre-indications et les risques liés à l’utilisation des anti-inflammatoires, il est donc à même de juger si votre animal peut en bénéficier.




5. Les corticoïdes


Les corticoïdes sont des anti-inflammatoires souvent prescrits par les vétérinaires, sous forme de spécialités vétérinaires, pour traiter des maladies inflammatoires ou d’origine immunitaire. Leurs effets secondaires sont potentiellement graves s’ils sont utilisés à des doses trop élevées ou trop longtemps : ulcères de l’estomac, insuffisance rénale, prise de poids, diabète, sensibilité aux infections…

Ils ont également de nombreuses contre-indications. Seul votre vétérinaire peut donc décider de prescrire des corticoïdes à votre animal.




6. La famille des benzodiazépines


Cette famille, dont le chef de file est le diazépam, regroupe des « somnifères » courants, sédatifs et myorelaxants, tels que le brolazépam, le lorazépam, le chlordiazépate… Il nous vient rarement à l’idée d’en donner à nos animaux, mais attention à la plaquette posée sur la table de nuit qui finira dans l’estomac du chiot trop curieux.

Un surdosage provoquera des troubles de l’équilibre et une dépression du système nerveux qui pourra aller jusqu’au coma, ou au contraire de l’agitation paradoxale.




7. Les antibiotiques


Il existe de nombreuses familles d’antibiotiques, avec divers risques de toxicité : toxicité pour les reins, pour les oreilles, pour les cartilages, pour les dents des jeunes en croissance… Ils peuvent aussi provoquer une réaction allergique plus ou moins grave.

Outre leur toxicité éventuelle, les antibiotiques risquent surtout, s’ils sont utilisés en automédication, d’être inefficaces car mal choisis (par rapport à l’infection visée), sous-dosés et/ou administrés sur une période trop courte. L’inefficacité n’étant pas le moindre mal, puisque les utilisations inadéquates provoquent également l’émergence de résistances bactériennes et in fine un vrai problème de santé publique. Vous ne devez donc jamais donner un antibiotique à votre animal sans l’avis d’un vétérinaire.




8. La vitamine D


L’ingestion de vitamine D ou de ses dérivés provoque une insuffisance rénale aiguë avec des troubles digestifs, locomoteurs et respiratoires. Les tubes de crème à la vitamine D doivent donc être rangés hors de portée des animaux qui pourraient être tentés de les mâchonner.




9. Conseils pratiques


En résumé vous retiendrez donc :


  • qu’il ne faut pas pratiquer l’automédication sur votre animal ;
  • que le chat est particulièrement sensible à la toxicité des médicaments (c’est pourquoi il ne faut jamais appliquer à un chat un produit anti-puces pour chiens) ;
  • que les lapins et rongeurs sont encore plus sensibles. De nombreux médicaments sont inutilisables dans ces espèces.
  • rangez bien vos médicaments hors de portée des animaux… et des enfants !


Au moindre doute n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire.




10. Et pour finir : y a-t-il des médicaments sans danger ?


La réponse est oui ! Ceux qui ne font que transiter par le tube digestif peuvent être utilisés sans risque majeur. Il s’agit de :


  • l’huile de paraffine lors de constipation : au pire vous provoquerez une diarrhée si vous en donnez trop ; attention par contre, ne donnez pas de l’huile de ricin qui rendra votre animal malade !
  • la diosmectite lors de diarrhée. Attention si l’animal a d’autres médicaments à avaler il faut les donner à distance de la diosmectite, sinon ils seront mal absorbés par l’organisme.



Vaccination du chat, identification... N’oubliez pas les visites chez le vétérinaire !




Quand emmener son chat chez le vétérinaire ?


Les propriétaires hésitent parfois à amener leur chat chez le vétérinaire. Pourtant, un examen régulier et approfondi permet souvent de déceler des maladies non détectables à l’œil nu.



Vacciner votre chat, de la prévention :


Dès qu’il n’est plus protégé par les anticorps qu’il a reçus de sa mère, le chaton est sensible à des infections virales ou bactériennes. Il est indispensable de faire vacciner votre chat pour le protéger contre certaines maladies graves : coryza, panleucopénie ou typhus, leucose et rage.

Inutile de le faire avant l’âge de six semaines, car les anticorps maternels neutraliseraient les antigènes des vaccins. L’âge idéal pour la primo-vaccination se situe entre six et huit semaines. Les vaccins classiques protègent le chaton contre le typhus et le coryza.


Pourquoi faut-il vacciner son chat d'intérieur ? 




Même sans sortir, les chats peuvent contracter des infections bactériennes responsables de la dégradation de nombreux organes : la peau ou les yeux, les reins, le tube digestif, l’appareil respiratoire ou encore l’appareil cardio-vasculaire. Des vaccins peuvent les protéger efficacement. 

Les chats vivants en appartement doivent aussi être vaccinés, notamment contre le typhus et le coryza. Les virus responsables de ces maladies sont résistants dans le milieu extérieur. Bien sûr, votre matou ne sort pas mais vous si et vous pouvez entrer en contact avec des chats malades ou le virus présent dans l'environnement et le ramener chez vous. Il n'est pas rare de voir un chat vivant en appartement développer un coryza. 

La vaccination contre la leucose, si votre chat ne sort pas du tout, est moins indispensable. Le virus responsable de cette maladie est peu résistant dans le milieu extérieur et il faut un contact étroit entre chats pour que le virus soit transmis. 


Vacciner votre chat, un calendrier toujours à jour :


L’intérêt de vacciner le chaton contre la leucose et la rage est à évaluer avec le vétérinaire en fonction du mode de vie du chat. La vaccination antirabique est exigée pour tout déplacement à l’intérieur de l’Union Européenne. Un carnet de vaccination visé par le vétérinaire permet de justifier de la protection du chaton contre ces maladies.


  • Les vaccins entre 6 et 9 semaines :


- le Coryza (dû à plusieurs agents dont le virus Herpès et le calicivirus) qui provoque des affections des voies respiratoires,
- le Typhus, maladie virale avec diarrhées et vomissements,
- la Leucose féline (Fe.L.V.) qui se caractérise par une diminution des défenses immunitaires, ce qui rend le chaton très vulnérable à faire que si le chat sort !!


  • Les vaccins entre 12 et 16 semaines :


Les deuxièmes injections de vaccins doivent être faites contre le Coryza, le Typhus et la Leucose féline. La première injection du vaccin contre la rage est à effectuer à ce moment-là, si nécessaire, selon votre lieu d’habitation ou votre destination de voyage.


  • Les rappels à l’âge adulte :


Quand votre chaton atteint l’âge d’un an, votre vétérinaire vous dira qu'il est nécessaire de faire les rappels des vaccins tous les ans mais, il en ai rien. Les deux injections de la primo-vaccination suffisent pour que le chat soit immunisé (cf livre du Dr Ziegler "Toxic croquette")



Identification obligatoire en France :


Si vous avez acheté votre chat, n’oubliez pas la première visite chez le vétérinaire. Elle vous protège en cas de vice rédhibitoire et vous garantit le remboursement de votre chaton et des frais vétérinaires engagés.

Depuis la promulgation de la loi du 22 juin 1989 et celle du 17 mai 2011, tout chat de plus de 7 mois né, acheté, recueilli ou donné en France doit obligatoirement être identifié afin de faciliter les recherches en cas de perte ou de vol de votre animal.

Même si le tatouage à l'encre reste possible, l’identification des chats se fait de plus en plus à l'aide d'une puce électronique insérée sous la peau à l’aide d’un injecteur stérile du côté gauche du cou. Cette forme d'identification est la seule acceptée si vous souhaitez voyager en Europe avec votre chat.



Les signes qui doivent motiver de consulter :


  • Une toux ou des éternuements
  • Les yeux et/ou le nez qui coulent
  • Le chat qui bave et ne fait plus sa toilette
  • Les vomissements et diarrhées répétées
  • Une difficulté respiratoire avec mouvements thoraciques amples
  • Des muqueuses et une peau jaune : gencives, conjonctive, pavillon de l’oreille
  • Identification d’une masse ou d’une verrue sur ou sous la peau ou près des mamelles
  • Toute perte vaginale : pus ou sang
  • Toute soif inhabituelle accompagnée d’une production importante d’urine
  • Le chat qui devient sale, urine ou fait ses selles hors du bac
  • Le chat qui retourne constamment à son bac et ne fait rien ou quelques gouttes d’urine
  • Le vieux chat qui subitement se cogne dans les meubles.


source : http://www.apsana.info/fiches/commun/automedication.htm